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Un succès et puis s'en va

Photo du rédacteur: Benjamin Muller
Benjamin Muller
11 sept.
3 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 sept.

En déplacement au Roazhon Park, l'Olympique de Marseille enchaine avec une troisième défaite consécutive en Ligue 1, face à Rennes (1-0). Un résultat qui plonge le club phocéen dans une crise sportive, en plus d'une crise financière, à quelques jours de leur rentrée en coupe d'Europe.


Timothy Weah et Pierre-Emile Højbjerg face au rennais, Al-Tamari. (Photo Nicolas Créach)
Timothy Weah et Pierre-Emile Højbjerg face au rennais, Al-Tamari. (Photo Nicolas Créach)

Quelle paraît déjà bien loin, pour les Marseillais, cette victoire au Vélodrome contre Strasbourg (4-0), en ouverture du championnat, le 21 août dernier. À cette époque, l’espoir d’une fin de mercato agitée était encore espéré par tous, et notamment par l’ensemble des supporters. Ces derniers attendant en vain l’arrivée de plusieurs joueurs afin de renforcer l’équipe, engagée sur trois compétitions différentes cette saison (Ligue 1, Coupe de France et Ligue Europa).


Mais la situation financière est si catastrophique que l’Olympique de Marseille se retrouve dans l’incapacité totale de recruter sans la vente de certains éléments aux émoluments astronomiques. Un espoir d'ailleurs très vite balayé par le coach marseillais, Bruno Genesio, au micro de Ligue 1+ après la victoire face au Racing. « On doit baisser une masse salariale. Tant que ça ne sera pas fait, on ne pourra pas recruter. Cela peut être trois, quatre, cinq joueurs. » Avant de rajouter en conférence de presse : « Il y a une réalité économique qui nous pénalise. J’espère qu’on aura un groupe compétitif le 1ᵉʳ septembre. »


Des défaites qui montrent les limites de l'équipe


Trois semaines plus tard, personne n’est arrivé et les coéquipiers de Timothy Weah enchaînent avec une troisième défaite de suite en Ligue 1, la troisième depuis le succès face à Strasbourg. Défaits à Monaco (2-0) dans un match aux antipodes de leur prestation face aux Strasbourgeois une semaine plus tôt, les Marseillais ont ensuite à nouveau perdu face au Paris FC, à domicile, en ayant subi la fureur offensive de Sinayoko, auteur d’un triplé. Et viennent à nouveau de s’incliner, à Rennes (1-0) cette fois-ci.


Des défaites qui passent mal, d’autant qu’elles montrent plus que jamais les limites de l’effectif actuel et ne vont pas dans le sens de Bruno Genesio souhaitant une équipe compétitive.


Transferts surpayés, projet sportif instable et manque d'investissements dans la formation


Alors que le mois de septembre n’en est qu’à sa moitié, Marseille semble déjà payer le prix fort d’une gestion calamiteuse de la part de l’ancienne direction, avec Pablo Longoria, ex-président, en tête de gondole.


Transferts surpayés et arrangements avec des amis agents entre autres, projet sportif instable avec un va-et-vient incessant à chaque mercato, manque d’investissement dans la formation des jeunes, aujourd’hui le club paraît déjà démuni sportivement, sans véritable solution lorsque les titulaires sont remplacés. Le onze des titulaires n’ayant quasiment pas changé depuis le match face à Strasbourg (Kondongbia est blessé, Timber vendu à Crystal Palace, Balerdi est parti en prêt à l’AS Roma).


Déjà un grand tournant à venir...


Alors que la première échéance européenne arrive jeudi prochain avec un déplacement au Tüpraş Stadium de Besiktas. Sans oublier le Classique face au PSG, au Vélodrome, le week-end prochain. Marseille arrive déjà dans un premier grand tournant de sa saison. Les deux prochains résultats définiront sans doute les vrais objectifs que devront se fixer les Phocéens pour les prochains mois, car il est presque certain que cette équipe ne pourra pas tenir la longueur d’une saison à près de cinquante matchs toutes compétitions confondues.


Ils devront faire des choix et mettre de côté une voire deux compétitions, puisque que même avec toute la bonne volonté et l’engagement des joueurs, les limites physiques du corps humain ramèneront chacun à une réalité qui sera dure à encaisser.


Il faudra dès lors se concentrer sur la compétition qui rapportera le plus aux Olympiens afin de rééquilibrer les finances sur le long, mais surtout et avant tout le court terme afin que le Vélodrome continue de rugir en Ligue 1.






 
 
 

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