Strasbourg puissance 6

Dernière mise à jour : 12 sept.
En déplacement dans l'Aube pour défier l'ESTAC, ce dimanche, le Racing Club de Strasbourg s'est imposé largement (6-2) et signe une deuxième victoire d'affilée en Ligue 1. Un succès historique avec une première victoire par six buts au XXIe siècle pour les Alsaciens.

Après son succès à domicile contre Lens (2-1), le Racing se déplaçait sur la pelouse de l’ESTAC pour la troisième journée du championnat avec comme objectif de confirmer sa bonne prestation du week-end dernier. Et on peut dire que c’est chose faite. Une victoire historique sur le score de six buts à deux, car c’est la première fois que Strasbourg inscrit autant de buts dans un match au XXIe siècle. Il faut remonter au 26 février 1993 et une rencontre contre Nîmes pour retrouver la dernière victoire des Alsaciens par six buts (6-2). Marc Keller, Cobos, Keshi, Baills ou encore Ivan Hasek faisaient partie des buteurs.
Une performance qui permet aux hommes d’Oliveira de devenir provisoirement la meilleure attaque de Ligue 1 et de venir se positionner à la 4ᵉ place. Mais surtout de venir mettre fin à 25 ans de disette au stade de l’Aube, le dernier succès là-bas remontait à la saison 2000-2001 avec un but de Teddy Bertin.
Après une prépa catastrophique sans aucune victoire, un effectif totalement chamboulé avec une vingtaine de départs pour quasiment autant d’arrivées, ceci jusque dans les ultimes instants du mercato, et une déroute sur la pelouse du Vélodrome en ouverture du championnat (4-0), ces deux victoires d’affilée permettent de rassurer les joueurs, le staff, la direction et sûrement beaucoup de supporters également.
Des attaquants efficaces
Pourtant, ce sont bien les Troyens, par l’intermédiaire d’Antoine Mille, qui ont ouvert le score. Lâché du marquage et seul au point de pénalty, le milieu de terrain est venu ajuster Jorgensen (9ᵉ), après un énorme travail côté gauche d’Ouzenadji.
Dominant dans le jeu, les Alsaciens ont tout d’abord manqué de créativité et de réalisme, et auraient pu complètement déjouer sans un nouvel arrêt de Filip Jorgensen sur sa ligne devant Adrien Monfray (19ᵉ). Mais peu avant la mi-temps, sur un superbe mouvement collectif initié par une transversale sublime de Nanasi sur Gessime Yassine, Jacobo Ortega, l’ancien attaquant du Réal Madrid arrivé cet été, remet les deux équipes à égalité (40ᵉ), bien trouvé par l’international marocain. Avant que Diogo Sousa vienne donner l’avantage aux Bleus dans la foulée (42ᵉ).
Face au déclin physique des Troyens au fur et à mesure que les minutes passaient, les joueurs du Racing ont saisi les opportunités de venir alourdir la note. À l’heure de jeu, Giovanni Reyna, d’une frappe au sol chanceuse puisque contrée, vient tromper Patrick Beach parti à l’opposé de la trajectoire finale de la balle et inscrit le troisième but strasbourgeois. C’est ensuite au tour d’Amo-Ameyaw, qui a remplacé Nanasi (62ᵉ), de venir participer à la fête avec un doublé (85ᵉ, 88ᵉ). Avant que Conrad Harder, coupable d’avoir oublié de servir Amo-Ameyaw lors d’un deux contre un un peu plus tôt, vienne clôturer le festival offensif alsacien (90+3). Le Douaron réduira le score côté troyen sur le gong (90+6).
Cette victoire permet au Racing Club de Strasbourg de rattraper son goal average en passant de -3 avant la rencontre à +1 à l’issue de ce dimanche après-midi.
Les débuts d'Essugo
À noter la première sous le maillot strasbourgeois de Dario Essugo, prêté par Chelsea. Rentré à l’heure de jeu à la place de Reyna, il s’est positionné un peu plus bas sur le terrain que l’Américain avec un style proche du box-to-box. Le jeune milieu portugais a réalisé une entrée en jeu remarquée par sa présence physique dans les duels.
Puissant et athlétique, son profil diffère de ses coéquipiers à son poste et offre à son coach Hugo Oliveira une nouvelle possibilité dans un secteur en reconstruction après le départ entre de Barco et la suspension d’El Mourabet (il sera de retour le week-end prochain).
Samedi prochain, le Racing recevra Monaco au stade de la Meinau à 17h15. L’équipe de la principauté est invaincue avec cinq victoires en autant de matchs toutes compétitions confondues cette saison, et sort d’un succès face au PSG (2-1), double champion d’Europe en titre. Ce sera l’occasion pour les coéquipiers d’Ismaël Doukouré, qui sera le capitaine cette saison, de se tester face à une équipe européenne en pleine bourre et de faire la passe de trois. Une façon aussi de voir si cette (très) jeune équipe strasbourgeoise peut espérer se mêler à la bataille du top 6 et espérer retrouver l’Europe dès l’an prochain.
Les notes du Racing :





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