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La Roja a sauvé le football

  • Photo du rédacteur: Benjamin Muller
    Benjamin Muller
  • il y a 3 jours
  • 4 min de lecture

La sélection emmenée par Luis de la Fuente s'est offert un second sacre mondial, dimanche 19 juillet, au Met Life Stadium de New York. Un triomphe amplement mérité pour l'équipe la plus séduisante dans le jeu dans cette Coupe du monde. Les Espagnols ont dû longuement batailler face à une sélection argentine qui a refusé le jeu durant toute la rencontre.


Rodri soulève le trophée de la Coupe du monde ce dimanche 19 juillet, au MetLife Stadium dans le New Jersey. Crédit : Carl Recine / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Rodri soulève le trophée de la Coupe du monde ce dimanche 19 juillet, au MetLife Stadium dans le New Jersey. Crédit : Carl Recine / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Il arrive que par moments, la magie du football opère et récompense la plus belle équipe sur le terrain. Et c'est ce qui est arrivé lors de la finale de la Coupe du monde, dimanche 19 juillet, au Met Life Stadium de New York. Au bout d'un parcours sans quasiment aucun faux pas, en dehors du match nul contre le Cap-Vert (0-0), certains attribueront ce léger accro au temps d'adaptation nécessaire pour se mettre au niveau d'un mondial. L'Espagne est à nouveau sur le toit du monde.


Une victoire face à l'Argentine (1-0) arrachée en prolongations et les revoilà "campeones del mundo". Et pour accéder au trône du roi, la Roja a fait briller le collectif. Pas celui qui consiste à tout donner pour la gloire d'un seul, ni celui de défendre son pote dans une rixe qu'il a lui-même lancée. Mais bien celui qui élève ce sport au rang d'art.


Cette deuxième étoile sur leur maillot arrive après seize années durant lesquelles la sélection espagnole aura vécu d'autres moments de gloire, mais aussi d'énormes désillusions. Si ces derniers ont remporté deux fois l'Euro entre-temps, un gros passage à vide a eu lieu notamment lors des Coupes du monde. En 2014, alors qu'ils étaient champions du monde en titre, les hommes de Vicente del Bosque se font sortir dès la phase de groupes en terminant 3ᵉ. Quatre ans plus tard, la Russie crée la surprise en les éliminant dès les huitièmes de finale. Lors du mondial 2022, bis repetita, l'Espagne de Luis Enrique se fait encore éliminer en huitièmes, mais par le Maroc, surprise de la compétition qui se hissera jusqu'en demi-finale et terminera 4e.


Une Albiceleste impuissante


Dimanche soir, il a fallu attendre une frappe sous la barre de Ferran Torres (106ᵉ), à la suite d'une somptueuse et intelligente remise de la tête de Nico Williams au point de penalty, pour voir les Espagnols prendre enfin les devants. Une victoire amplement méritée, et c'est un euphémisme tant la Roja a dominé les débats du début du match jusqu'au coup de sifflet final de M. Vinčić.


68 % de possession de balle, 20 tirs dont 11 cadrés, 803 passes (contre 445 pour l'Argentine). Une domination à sens unique : l'Espagne a surclassé les coéquipiers de Lionel Messi dans quasiment chaque domaine. Excepté un seul. Impuissante, l'Albiceleste s'en est remise à ce qu'elle sait le mieux faire : des fautes et de l'anti-jeu. Même lors d'une finale de Coupe du monde, ils ne dérogent pas à la règle. Un style de jeu rugueux, dangereux et antisportif. C'est donc ça la grinta sud-américaine ? On peut dire que c'est une vision du football quelque peu étrange.


L'arbitre aura d'ailleurs mis du temps à réprimander les exactions argentines. Le carton rouge reçu par Enzo Fernández (93ᵉ), complètement en retard sur Laporte, arrive très tardivement. Un premier carton rouge aurait dû être donné beaucoup plus tôt. Entré au début du second acte, Leandro Paredes est venu essuyer sa semelle sur le mollet de Lamine Yamal (52ᵉ). Mais puisque les Argentins semblaient avoir en leur possession le collier d'immunité, le numéro 5 de l'Albiceleste s'en sort avec un simple carton jaune. Mais retenez que l'histoire fait bien les choses puisque l'ancien Parisien a été exclu quelques instants après la fin du match. À la suite d'une échauffourée démarrée par les Sud-Américains, Paredes est venu étrangler Eric García, avant de s'en prendre violemment à Gavi. Lamentable.


Aucun tir argentin en 90' : une première dans une finale de Coupe du monde


Il faut dire que la frustration des Argentins devait être immense après avoir livré la pire prestation qu'une équipe puisse réaliser en finale d'un mondial. À travers leurs comportements abjects et absolument anti-football, ces derniers semblent en avoir oublié la manière de jouer lorsqu'ils ont le ballon en leur possession. C'est la première fois de l'histoire d'une finale de Coupe du monde qu'une équipe ne tire pas au but pendant 90 minutes. Pire que ça. Il a fallu attendre la 110ᵉ minute de jeu pour ENFIN voir une frappe sur le but d'Unai Simón. Et encore. Sur les deux seules et uniques tentatives argentines, aucune n'a été cadrée... La copie rendue par l'Argentine lors de cette finale est une honte absolue et une insulte au football.


Heureusement que la finalité de cette Coupe du monde profite au sacre espagnol. La note finale de ce mondial y est plus positive. Un peu comme si on venait mettre une cerise fraîchement cueillie sur un énorme gâteau pourri. Car, si l'on doit résumer, entre l'affaire Balogun, les problèmes de visas, l'empreinte carbone générée durant le mois de compétition, les conditions d'accueil de la sélection iranienne ou encore le renvoi de l'arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan avant même le début de la Coupe du monde, on pourrait croire que Donald Trump et Gianni Infantino se battaient pour remporter le prix de la pire organisation d'un tel événement international.


L'Espagne a sauvé le football.






 
 
 

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