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La Formule 1 entame sa mue

  • Photo du rédacteur: Benjamin Muller
    Benjamin Muller
  • 11 déc. 2025
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 12 déc. 2025

Alors que la saison 2025 de Formule 1 a pris fin sur un premier titre de champion du monde pour Lando Norris, dimanche 7 décembre, à Abu Dhabi. La clôture de cette dernière marque la fin d’une époque. En 2026, une nouvelle réglementation entre en action et de nombreux changements sont à noter. Suffisant pour rendre la discipline plus attractive ?


Oscar Piastri (McLaren) au volant de sa monoplace lors du Grand Prix du Japon 2025
Oscar Piastri (McLaren) au volant de sa monoplace lors du Grand Prix du Japon 2025

La fin d’une ère. Si cette saison a permis d’ouvrir un nouveau chapitre dans la vie de Lando Norris (McLaren) après son premier titre de champion du monde, dimanche dernier à Abu Dhabi. Devenant ainsi le 35e champion de l’histoire et le 11e britannique à s’adjuger le sacre suprême. Elle est aussi le symbole de l’achèvement d’un cycle.

 

En 2026, la FIA (Fédération internationale de l’automobile) a décidé de redistribuer les cartes en apportant de nombreux changements dans la réglementation. Nouveau design des monoplaces, nouveaux moteurs, fin du DRS, tout ceci dans le but de recréer une dynamique de concurrence au sein des différentes écuries. Mais concrètement, de quoi est-il question ?


Des monoplaces plus petites et plus légères

La taille des monoplaces va diminuer. L’objectif ? Apporter plus de légèreté et favoriser l’agilité et la maniabilité de ces voitures. Si cela est avéré, nul doute que les circuits urbains, connus pour être assez étroit par endroits, tels que Monaco, Baku ou encore Madrid (nouvelle ville du calendrier 2026) offriront plus de spectacles qu’à l’accoutumée.

 

Dans les détails, à partir de la saison prochaine, les monoplaces passent de 3,60 mètres de longueur à 3,40, quant à la largeur, elle sera de 1,90 mètre contre 2 auparavant. Mais ce n’est pas tout. La taille des pneus est réduite de 2,5 centimètres à l’avant et de 3 centimètres à l’arrière. Lien de cause à effet, le poids minimum d’une monoplace s’abaisse de 30 kilos, passant à 768 kg – cent kilos de plus qu’une Fiat 500. Une comparaison s’impose : en 2013, le poids minimum des monoplaces n’était que de 642 kg.

 

Dévoilé le 6 juin 2024 par la FIA, le format de ces nouveaux bolides a été également conçu pour que le fond plat produise moins d’effet de sol, c’est-à-dire qu’il y ait moins d’adhérence, afin d’éviter au maximum le marsouinage (phénomène de rebonds des monoplaces à haute vitesse). Conclusion : la réduction d’appui de ces voitures par rapport à la génération 2022-2025 sera d’environ 15% selon les chiffres de la fédération.


Un moteur plus écologique

Un nouveau grand défi se dresse sur la route des pilotes avec les nouvelles régles : celui de savoir tirer le meilleur du nouveau moteur qui entre en vigueur. Et cela ne s’annonce pas simple. Fini les moteurs V6 de 1600cm3 qui font tourner la Formule 1 depuis 2014, ou presque… En 2026, un moteur hybride verra le jour. 50% du moteur thermique est conservé et les 50% restants seront mis à contribution d’une batterie.

 

Ce qui veut dire que les groupes motopropulseurs devront être capables de récupérer deux fois plus d’énergie électrique qu’auparavant – à lier avec le fait que la contribution des moteurs thermiques tombe à 540 chevaux en 2026 contre 850 sur les précédentes années. Cette nouveauté soulève une inquiétude au sein de certaines équipes vis-à-vis du risque de pénurie d’énergie déployable en fin de course.

 

Autre nouveauté plutôt positive à prendre en compte, la FIA a décidé que chaque moteur sera désormais alimenté et fonctionnera à 100% à partir d’un biocarburant. Une énergie durable qui relève légèrement l’empreinte carbone de la Formule 1. En 2024, la discipline a émis environ 170 000 tonnes de CO2 – 26% de moins qu’en 2010. Mais toujours loin de l’objectif « Net Zero » fixée pour 2030, consistant à atteindre la neutralité carbone.


Retraite pour le DRS, l’aérodynamique active nouveau rookie

La 77e édition du championnat de Formule 1 se fera sans l’iconique DRS ou le Drag Reduction System (système de réduction de la traînée) – ce dispositif permettait de régler l’incidence de l’aileron arrière afin de plaquer la voiture au sol et donc de gagner en vitesse. Le DRS, inauguré en 2011, laisse sa place à l’aérodynamique active.

 

De quoi s’agit-il ? Pour faire simple, il y aura deux modes. Un mode de ligne droite dit « mode X » qui réduira la traînée pour maximiser la vitesse en ligne droite. Et un mode pour les virages dit « mode Z » afin d’augmenter l’appui aérodynamique des monoplaces.

 

Le premier mode permettra de se rapprocher au maximum de la voiture qui se trouve devant – sans attendre d’être à moins d’une seconde pour utiliser le DRS – en bénéficiant d’un surcroît de puissance offert par la batterie, dans le but de dépasser cette dernière. Le second mode permettra aux pilotes de négocier les virages à des vitesses plus élevées, toujours avec l’objectif de réduire les turbulences de la voiture et de favoriser les dépassements. Grosso modo, cette règle est censée apporter plus de spectacles et de suspense lors des Grand Prix.

 

Il n’y aura donc plus de zones de détections DRS, ni de zone pour utiliser ce dernier. Les pilotes pourront utiliser les deux systèmes comme bon leur semble, au moment le plus propice selon la stratégie mis en place par leur écurie – mais aussi selon leur ressenti à l’instant T.


Clap de fin pour le moteur Renault

2026 sonne aussi comme la fin d’une belle histoire. Dimanche dernier, ce fut la dernière fois qu’on entendait rugir le moteur Renault sur un circuit de Formule 1. Une épopée de presque un demi-siècle, commencée sous l’écurie Renault et finit au sein d’Alpine, fait d’échecs, de drame, de scandale (cf. Crashgate) mais aussi de succès avec les titres de cinq pilotes : Nigel Mansell (1992), Alain Prost (1993), Michael Schumacher (1995), Damon Hill (1996) et Jacques Villeneuve (1997).

 

Dernière nouveauté, deux nouvelles écuries prennent place dans le paddock à partir du 6 mars prochain – date du premier Grand Prix de la saison, en Australie. Audi, qui a racheté les parts de Sauber, remplacera Kick Sauber. Les pilotes ne changeront pas, ce seront toujours Nico Hülkenberg et Gabriel Bortoleto aux volants des bolides. Cadillac arrive pour former une onzième écurie – une première depuis 2015 – avec Valterri Bottas (ex-Mercedes) et Sergio Perez (ex-Redbull). Il y aura donc 22 pilotes qui s’affronteront sur les 24 circuits de Formule l’an prochain. 

 
 
 

2 commentaires


Quentin
Quentin
11 déc. 2025

Super article, c'était très clair !

Hâte de voir les retours de Bottas et Perez !

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Benjamin Muller
Benjamin Muller
11 déc. 2025
En réponse à

Merci pour le retour ! Hâte de voir également ce que ça va donner ! Est-ce que les papis vont faire de la résistance ? Une année qu'il va vraiment falloir suivre de près

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"Je vois le football comme une occasion d’interrelation des uns avec les autres. Je n’attends pas d’un joueur qu’il gagne le match ni qu’il soit responsable de la phase défensive, ou de tous les buts. Le football est un sport si bon, si imprévisible, si ouvert, que tout dépend de tout le monde, de nos interactions." Pep Guardiola

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